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Immobilier 2026 : pourquoi certains biens se vendent vite et d'autres restent sur le marché

9 juin 2026 par
GITTON Jean-Philippe
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Immobilier 2026 : pourquoi certains biens se vendent vite et d'autres restent sur le marché

Depuis plusieurs mois, le marché immobilier montre des signes de reprise. Les acquéreurs reviennent progressivement, les banques financent davantage de projets et les délais de vente se stabilisent. Pourtant, sur le terrain, un constat saute aux yeux : certains biens trouvent preneur en quelques semaines quand d'autres restent affichés pendant plusieurs mois sans générer de véritable intérêt.

Alors pourquoi une telle différence ?

Les acheteurs de 2026 ne recherchent plus les mêmes critères

Les acquéreurs sont aujourd'hui beaucoup plus sélectifs qu'il y a quelques années. La hausse des taux d'intérêt a réduit leur capacité d'emprunt et les pousse à analyser chaque détail avant de s'engager.

La performance énergétique, les coûts de rénovation, la proximité des transports, les espaces extérieurs ou encore la qualité des prestations sont devenus des critères majeurs. Un bien qui nécessite d'importants travaux ou qui présente des défauts énergétiques sera désormais étudié avec beaucoup plus de prudence.

POURQUOI certains biens se vendent vite

Le DPE influence directement la vitesse de vente

Depuis l'entrée en vigueur des nouvelles réglementations énergétiques, le Diagnostic de Performance Énergétique joue un rôle déterminant.

Un logement classé A, B ou C rassure immédiatement les acquéreurs. À l'inverse, un bien classé F ou G soulève de nombreuses questions : coût des travaux, contraintes futures de location, consommation énergétique élevée.

Je constate régulièrement que deux biens similaires situés dans le même secteur peuvent connaître des délais de vente très différents uniquement à cause de leur performance énergétique.

L'erreur la plus fréquente : un prix déconnecté du marché

C'est probablement la principale cause de blocage aujourd'hui.

De nombreux propriétaires gardent en tête les prix atteints en 2021 ou 2022 alors que le marché a profondément évolué. Les acheteurs disposent désormais d'outils très performants pour comparer les biens et identifier les écarts de prix.

Un bien correctement estimé génère des visites dès les premières semaines. Un bien surévalué finit souvent par accumuler les mois de diffusion et perd progressivement en attractivité.

Les photos et la présentation font toute la différence

La première visite se fait désormais sur internet.

Des photos sombres, des pièces encombrées ou une présentation approximative peuvent faire fuir un acheteur avant même la première visite. À l'inverse, des visuels professionnels, un logement valorisé et quelques actions de home staging permettent souvent de créer un véritable coup de cœur.

J'ai récemment accompagné un vendeur dont le bien recevait très peu de demandes. Après une nouvelle séance photo, un réagencement des espaces et une communication plus ciblée, plusieurs visites ont été programmées dès les quinze premiers jours.

Découvrir mes annonces

Identifier les vrais freins à la vente

Le rôle d'un conseiller immobilier ne consiste pas uniquement à diffuser une annonce.

Mon travail consiste également à analyser les statistiques de consultation, les retours des visiteurs, le positionnement tarifaire, la concurrence locale et les éventuels freins psychologiques ou techniques qui empêchent un acquéreur de se projeter.

Parfois, quelques ajustements suffisent. D'autres fois, il faut revoir la stratégie globale de commercialisation.

Un marché plus exigeant mais toujours dynamique

Le marché immobilier de 2026 n'est pas bloqué. Il est simplement devenu plus sélectif.

Les biens correctement estimés, bien présentés et adaptés aux attentes actuelles des acquéreurs continuent de se vendre rapidement. Ceux qui restent longtemps sur le marché révèlent souvent un ou plusieurs freins qu'il est possible d'identifier et de corriger.

Dans un contexte où chaque visite compte, l'analyse et l'accompagnement deviennent plus que jamais des facteurs clés de réussite.

jean-Philippe GITTON


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